Place Bellecour - Lyon  
 


 Historique de Bellecour

(suite)

Kiosques à fleurs ou Pieds Humides à Lyon
Kiosques à fleurs de la place Bellecour.

 

Les traces de l'histoire

        Pendant la Révolution, l'autel de la Liberté qui y est élevé le 14 juillet 1790 ne la protège pas, en 1792, des saccages d'une foule fanatique et de la présence d'une guillotine, puis de la destruction de la statue de Louis XIV.
Enfin, la Convention, triomphant de la résistance lyonnaise, fait démolir les maisons de la place qui porte depuis peu le nom d'Egalité. Bellecour prend une apparence désertique et reste longtemps jonchée de ruines.

       Louis XIV par François Lemot

       Ce n'est qu'avec les travaux menés sous le Consulat de Bonaparte dès 1800 que la place Bellecour retrouve sa beauté. Dès lors, la place prend le nom de Bonaparte puis de Napoléon.
A la même époque, la place Bellecour commence à rassembler le monde. Elle s'ouvre à diverses activités : un marché aux fleurs dès 1826, l'établissement d'un corps de garde en 1827, la construction de deux pavillons au milieu du siècle (aujourd'hui la Maison Dorée et le pavillon du Tourisme).

        La place retrouve aussi en 1826 une nouvelle statue de Louis XIV, chef d'œuvre du lyonnais François Lemot.
Elle doit faire face aux boulets et aux barricades des insurgés en avril 1834, à une grave inondation en 1840, à la révolution de 1848 qui efface l'inscription latine de la statue (un moindre mal)…

En 1871, après avoir pensé à la détruire, on se contente de n'y laisser qu'une inscription rappelant le nom de son auteur, en feignant de donner un caractère anonyme au majestueux cavalier. C'est de là que vient l'incomplète désignation de " cheval de bronze ".

        Bellecour a réussit à survivre et à se relever de ces nombreuses épreuves. Il n'est pas besoin d'une trop grande imagination pour y évoquer le jeu de paume et les Chevaliers de l'Arc du XVIe, le couvent des dames de Blyes, le jeu de mail du XVIIe siècle, le palais de l'Intendance et les révoltes du XVIIIe.
Le clocher de l'ancien hôpital de la Charité reste le meilleur témoin, depuis trois siècles, des évènements et des émotions qui ont fait vibrer cette place …

Et pour demain ?

        La place Bellecour reste elle-même tout en intégrant de nouveaux éléments dans son paysage, comme l'installation d'une Taverne de Maître Kanter au rez-de-chaussée de l'hôtel Royal, du coté de la rue de la Charité.


        Cependant, malgré tous les évènements et bouleversements historiques qu'elle a vécu, cette place garde approximativement le même visage. Les Lyonnais ont d'ailleurs décidé de changer cela : depuis l'année 2000 une importante requalification de la place Bellecour a été engagée par la communauté urbaine. Il s'agit, tout en respectant le caractère historique du lieu, de lancer deux innovations principales.


        Tout d'abord est entamée au sud la réalisation d'une promenade dallée de calcaire et bordée de tilleuls (comme aux XVII et XVIIIème siècle). Par ailleurs on prévoit au nord un canal de 4 mètres de large évoquant une jonction virtuelle entre le Rhône à l'est et la Saône à l'Ouest. Ce projet de rénovation de la place a commencé en mars 2000 avec l'abattage de 58 marronniers malades. Le calendrier prévoit la fin de la première tranche de travaux en 2004 le chantier de la seconde tranche vers 2008-09.

        L'heure est donc au reverdissement de la place, sans oublier la touche aquatique…

Façade coté est de Bellecour
Façade Est de la Place Bellecour.

Julie Vivier


Les secrets de Bellecour


 

 

 

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