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Les Subsistances : l'Historique
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Basé,
sur les bords de Saône, à l'origine " couvent ", les Subsistances
sont aujourd'hui un lieu culturel entièrement rénové, essentiellement
voué à la création.
Tous les artistes peuvent y trouver un espace qui leur soit propre.
Atelier pour les plasticiens et les sculpteurs, espaces de représentation
comme le bâtiment principal, avec sa verrière, ou le hangar, et loges
pour les comédiens.
Dernier
chantier en date, le restaurant avec de grandes baies vitrées qui
permettent de profiter de la vue sur la Saône.
Le
lieu, imposant par sa configuration, est séduisant. Les Subsistances
reflètent bien cette ambiance des grands palais du Nord de l'Italie
dont Lyon s'enveloppe parfois.
Bâtit au 17ème siècle, baptisé "Sainte-Marie
des Chaînes", parce la nuit, en amont de la Saône, les douaniers
tendaient des chaînes de part et d'autre de la rivière afin d'empêcher
les navires contrebandiers d'accéder à Lyon.
1789
- Le batiment, en pleine révolution, est déclaré propriété nationale.
En
1807, les lieux sont mis à disposition de l'armée qui s'en
sert pour stocker vivres et habillement des forts de la région.
Les soldats le surnomment alors " Les Subsistances ". On construit
un autre bâtiment en 1841, et fin 19ème siècle, on recouvre
la cour centrale d'une verrière.
Jusqu'au
début du 20ème siècle, l'armée continue de stocker les provisions,
mais l'utilise aussi pour fabriquer du pain, torréfier du café et
s'occuper du blé. En 1941, le site est rebaptisé officiellement
" Subsistances Militaires ". Puis, les activités s'arrêtent progressivement.
Les derniers pains sont cuits 'en 1995, année ou le lieu est
rendu à la municipalité lyonnaise.
Mais
dès lors une question se pose : que faire d'un enchevêtrement de bâtiments,
idéalement situé, comme " Les Subsistances " ?
Denis Trouxe, adjoint en charge de la Culture et du Patrimoine,
le sait. En 1997, soutenu par Raymond Barre, alors maire de
Lyon, il institue le projet de transformer l'ancienne caserne en lieu
culturel. Les travaux de rénovation s'engagent.
Aujourd'hui,
8 500 m2 ( sur 22 500 m2 au total) sont entièrement restaurés. Le
pari architectural est réussi pour ce nouveau temple de la culture
lyonnaise.

Laurent
Elissah
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