Des
mots qui donnent à leur discours une tonalité certaine et emplit leur
démarche d'un désir d'authenticité. Il existe des êtres dont la seule
vision fait voyager, dont l'accent emporte, dont les attitudes évoquent,
comme d'évidence,
une vie remplie, continue.
Un
chemin empreint d'un idéalisme certain, et d'une permanence qui assurément,
leur donne cette lumière particulière. Klaus Hersche est de ceux là.
Il
est né en Suisse, à Appenzell dans une famille aisée mais simple
dont il retient sens de l'honnêteté; études de littérature allemande,
philosophie germanique et histoire de l'art, et très vite il se passionne
pour la peinture.
Musique, théâtre, mise en scène, il cherche à découvrir chaque discipline
parce que " l'on ne doit jamais être exclusif ". Dramaturge pour Die
Claque de Baden, troupe de phare du nouveau théâtre en Suisse, dans
les années soixante dix, Klaus Hersche est, quelques années plus tard,
en 83, à l'origine d'un festival pluridisciplinaire, le Belluard
Bollwerk International dont il assure la programmation et qu'il
dirige jusqu'en l'an 2000. Son parcours passe par l'Atelier Théâtral
Suisse et l'espace scénique Halle 2C à Fribourg.
En
septembre 2000, il succède à Paul Gremeret trop tôt décédé, et s'installe
aux Subsistances. L'organigramme de la structure nous révèle qu'il en
est le Directeur, certes, c'est administratif et incontournable, mais
il en est d'abord l'Ambassadeur, comme un découvreur curieux et insatiable,
qui, aux commandes de cette incroyable machine rêve d'abord d'être un
relais entre tous les arts, et tous les publics. " Tous " il y tient
; sans la rencontre l'art n'est rien, sans l'échange, la création
est bien futile.
Des
Subsistances qu'a t-il envie de faire ?
suite
de l'article...
|


plus
de photos
|
 |
p
|