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DEUX
CHOREGRAPHES,
TROIS PIECES
ET UNE CREATION MONDIALE
- Tabula rasa et Black Milk de Ohad Naharin
et Final lecture de Pascal Touzeau -
L'Opéra de Lyon
est certes connu pour la qualité des représentations lyriques
qui se jouent en son sein. En revanche, peu d'entre nous savent qu'on
y trouve également des ballets. Et quels Ballets ! Pas de tutus
roses et de ballerines, mais des spectacles de grande qualité et
souvent des créations mondiales.... Avec la première représentation
de la saison, le Ballet de l'Opéra de Lyon sort le grand jeu. Deux
chorégraphes au talent certain et trois pièces à
voir dont une création mondiale... Pour l'occasion, l'Opéra
se " décentralise " au Transbo'.
Naharin, un chorégraphe déjà
connu des Lyonnais.
Le
public lyonnais le connaît, Ohad Naharin est déjà
venu à Lyon. En 1989, le Ballet de l'Opéra a été
la première compagnie, en France, a donner une chorégraphie
de ce talentueux israélien. Alors inconnu, à l'époque,
il est, aujourd'hui, à la tête d'une des meilleures compagnies
du monde, la Bartsheva de Tel Aviv. Lors de la Biennale de la
danse 1998, consacrée à la Méditerranée,
le public se pressait pour retrouver Ohad Naharin. Il sera encore plus
nombreux au Transbordeur à partir du 6 novembre... Passionnés
de danse et novices auront le plaisir de découvrir ou redécouvrir
deux pièces de Naharin. Tabula rasa, entrée au répertoire
de l'Opéra de Lyon en 1989, et Black Milk qui entre au répertoire.
Touzeau, un français d'Allemagne.
Deuxième chorégraphe pour cette soirée
hors les murs, Pascal Touzeau.
D'apparence jeune, ce danseur et chorégraphe commence pourtant
a être connu dans le monde de la danse. Après une formation
à Bordeaux, sa ville natale, il rejoint, en 1992, le Ballet
de Francfort dirigé par l'excellent Forsythe... Yourgos
Loukos, directeur du ballet de l'Opéra de Lyon, confie que
Pascal Touzeau lui a été recommandé par William
Forsythe. Touzeau mène essentiellement son travail de chorégraphe
en Allemagne ; ses pièces ont été crées, entre
autre, à Francfort et Hanovre. A partir du 18 novembre, il présente
sa nouvelle création mondiale, Final lecture, à Lyon.
L'espace et le nombre.
Novateur, Touzeau utilise les techniques de danse
classique tout en les
mâtinant de contemporain. Mais l'originalité de Touzeau réside,
sans doute, dans sa maîtrise de l'espace scénique, successivement
vide et en ébullition. Faire évoluer 27 danseurs tient du
génie... La musique, il est allé la chercher auprès
du letton Peterisk Vasks. " Pour le moment, sa musique est similaire
à mon travail : il est contemporain tout en dégageant une
émotion presque romantique " résume Pascal Touzeau.
Un spectacle à voir et a entendre !
Julien Berthet
(Nov. 2000)
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Crédit Photos :

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