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Acte
III : je te tue donc je suis
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Levé de rideau. La scène
est sombre, déchirée par de grandes griffes de lumière
crue qui évoquent des lames de poignards.
Au pied d'une église gothique, Edgar et Henry se provoquent
en duel
Le public attend alors Natalie Dessay dans
la célébrissime " scène de la folie
".
L'intensité dramatique se matérialise par un nouveau
rétrécissement de la scène. Les murs, percés
de hautes fenêtres, évoquent les barreaux d'une prison.
Ces fenêtres laissent passer une lumière qui déchire
l'espace...
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Le chur célèbre
les noces de Lucie et Arthur, mais Raymond, le prêtre,
survient. Il annonce que Lucie a perdu la raison ; elle a
tué son époux
Dans un halo de lumière, Lucie entre en délire et
chante son amour pour Edgar. En 1998, Natalie Dessay confiait, dans
une interview à Joel Kasow pour Opéranet que, pour
elle, le jeu est plus important que le chant
Elle le prouve
! Son interprétation vocale est parfaite.
Mais la cantatrice ne se contente pas de chanter. Elle ne joue plus.
Elle entre en transe. Elle vit Lucie, elle est Lucie.
Le chur reste immobile, interdit, comme s'il craignait de
briser ce moment de grâce. On pleure. Le rideau tombe.
Deuxième ovation !
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La Scène de la Folie avec Natalie Dessay et Ludovic Tézier
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Patrizia Ciofi
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Quand Patrizia Ciofi
remplace Natalie Dessay, elle n'a rien à lui envier.
Loin d'être une simple doublure, elle fait oublier au spectateur
qu'il était venu voir Natalie Dessay ; on ne peut les départager.
Si l'une est meilleur actrice, l'autre est meilleure cantatrice.
Mais qu'importe, elle convolent toutes deux avec la perfection.
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Après de tels sommets, la dernière scène
paraît bien plate.
Il faut tout le talent d'un Roberto Alagna pour donner du relief
à cette conclusion.
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Roberto Alagna
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Dans un décor
d'un goût douteux, au milieu des tombes de ses ancêtres,
Edgar promet de se tuer pour se venger de Lucie.
Entrent alors ses compagnons d'infortune qui lui annoncent la mort
de sa bien aimée. Le glas retentit.
Réalisant qu'il a été trompé, Edgar
met fin à ses jours pour rejoindre Lucie.
Roberto Alagna est grandiose lorsqu'il se poignarde,
même si l'on peut trouver superflus les flots d'hémoglobine
de synthèse.
Le rideau tombe à nouveau. Triomphe.
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Page de présentation
Acte I : je te hais donc je suis.
Acte II : je complote donc je suis
Lionel Martin et Julien Berthet
Crédit Photos :
Gérard Amsellem / Opéra National de Lyon
A l'Opéra de Lyon
1 place de la commédie
Lyon 1er
Renseignements : 04 72 00 45 45
www.opera-lyon.org
Dates des spectacles
Lundi 7 janvier à 20 h 00
Jeudi 10 janvier à 20 h 00
Dimanche 13 janvier à 16 h 00
Mercredi 16 janvier à 20 h 00
Samedi 19 janvier à 20 h 00
Mardi 22 janvier à 20 h 00
oor
Direction musicale
Evelino Pido
Mise en scène
Patrice Caurier
et Moshe Leiser
Décors
Christian Fenouillat
Costumes
Agostino Cavalca
Eclairages
Christophe Forey
Distribution
Natalie
Dessay en alternance avec Patrizia Ciofi (Lucie de Lammermoor),
Ludovic Thézier (Henry Ashton), Roberto Alagna (Edgar
Ravenswood), Marc Laho (Sir Arthur), Nicolas Cavallier (Raymond),
Yves Saelens (Gilbert).
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A
l'Opéra
National
de Lyon



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